Sophie NAULEAU

 

UN VERBE À CHEVAL
La poésie équestre d’André Velter
dans le sillage de Bartabas

 

L’Atelier des Brisants
Collection Chambre d’échos

 

Printemps 2008 - 120 pages - 17 €
Distribution Calibre

Pégase avait le don de faire jaillir les sources d’un simple coup de sabot. Bartabas a, depuis quelques années, et même à son insu, celui de faire naître des poèmes sur le sable de son Théâtre équestre. Ainsi avec André Velter, qu’il reconnaît comme l’un de ses « compagnons d’art », son célèbre cheval noir Zingaro s’est changé en seigneur d’épopée.

Zingaro suite équestre, tel est le titre de cette aventure en tous points cavalière. Suite à l’instinct, mélange de passions et de destins à vif. Poésie saltimbanque, à califourchon entre récit chevaleresque et spectacle équestre, à mi-chemin des amours de Jacques le fataliste et de la poésie pure, soit un genre inédit que Sophie Nauleau prend plaisir à réactiver autant qu’à explorer.

Un verbe à cheval est l’écho de cette avancée originale sur le terrain de la création contemporaine : strophes d’André Velter et dessins d’Ernest Pignon-Ernest ensemble, au rythme des songes et des sabots, dédiés à la magie équestre de cet art sans pareil créé par Bartabas :

arrogant comme un timide
qui n’a pas pris de gants
il place son ordre désordonné
sous l’empire seul de la beauté

dit le poème. Or, si le portrait est bel et bien voué au Sieur d’Aubervilliers, et l’empire emprunté à René Char, le style simple de cet emportement résonne comme une confidence. Tel l’autoportrait en filigrane d’un nouvel Orphée rimant à la volée.

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