LA TRAVERSÉE DU TSANGPO

Poème d’André Velter dit par l’auteur
avec l’amicale participation de Laurent Terzieff
musique originale de Jean Schwarz
chansons traduites en tibétain et interprétées par Tenzin Gönpo

Spectacle créé le samedi 23 novembre 2002
Théâtre Molière / Maison de la Poésie / Paris


Envoi de ce disque contre 19 € 50
(port inclus)
chèque à l'ordre d'Élios Productions
30 boulevard de la Bastille75 012 Paris

ou
en ligne

La traversée du Tsangpo
poème d'André Velter dit par l'auteur
et Laurent Terzieff
musique originale de Jean Schwarz
chansons traduites en tibétain et interprêtées
par Tenzin Gönpo


Tsangpo est le nom du haut-Brahmapoutre quand il coule au Tibet. Pour rejoindre Samyé, le plus ancien monastère bouddhique fondé au VIII° siècle, il faut franchir le fleuve. Le passage s'effectue dans une barque à moteur où s'entassent pèlerins et villageois, animaux et ustensiles de toutes sortes. Le courant divague entre des bancs de sable, ce qui impose une navigation lente et sinueuse.
En 1987, volontairement ou par mégarde (je ne me souviens plus), j'ai laissé tourner mon magnétophone tout le temps de la traversée. C'est à partir de cet élément sonore que Jean Schwarz a imaginé sa composition. C'est à partir de sa musique que j'ai écrit mon poème, souhaitant d'emblée y associer pour quelques séquences la voix enregistrée de Laurent Terzieff. Quant à la présence de Tenzin Gönpo, musicien, danseur et chanteur tibétain, elle assure à ce retour amont le souffle-même du Haut-Pays. D'autant qu'il a traduit et mis en musique les paroles des chansons que j'ai conçues pour ce périple.
Voyage d'altitude, approche de l'autre rive, célébration de la pure lumière, La traversée du Tsangpo est aussi le poème d'une présence, d'une mystique, d'un engagement sans retenue. C'est un pacte renoué, "à la vie à la mort", avec la voie qui éveille et foudroie.


A.V.


Jean Schwarz & André Velter, août 2005
© D.R.

Voyage d’altitude, approche de l’autre rive, célébration de la pure lumière,
La traversée du Tsangpo est aussi le poème d’une présence, d’une mystique,
d’un engagement sans retenue.
C’est un pacte renoué, « à la vie à la mort », avec la voie qui éveille et foudroie

Chaque contrée extrême impose un parcours qui tient du voyage, de l’escalade, du pèlerinage,
d’une sorte de repérage à l’intuition pour pays sans autre mode d’emploi que le dépaysement.
Quand la nature paraît à ce point en proie au surnaturel, l’errance se charge de signes et se change en initiation.
Le cheminement ne suit plus le seul chemin connu.
La ligne de crête devient paysage au-dedans.
La conscience participe d’un élan qui a prise sur l’inconnu.


On dit que le bouddha Sakyamuni, qui n’était encore éveillé que d’un œil, rencontra un ermite au bord d’une rivière.
L’homme se tenait dans un terrible dénuement, quasi squelettique, proclamant qu’il ne dormait jamais
et ne mangeait qu’un grain de riz par jour.
-Depuis combien de temps, s’enquit Sakyamuni ?
-Trente ans, lui fut-il répondu.
-Et à quelles réalisations êtes-vous donc parvenu ?
-Voyez ce courant, ces remous, dit fièrement l’ascète, eh bien, je les franchis à pied.
-Prodigieux, murmura le Bouddha, après tant et tant d’austérités… alors qu’il suffit d’un sou dans la barque du passeur !
Est-ce là, au bord de cette rivière, que l’on décela pour la première fois l’esquisse du plus parfait sourire ?

La traversée du Tsangpo, Rencontres, Del Arco, 2003
(édition à tirage limité)

VERS SAMYE

le temps est un vertige
sous le miroir des eaux
ce qui sombre est si sombre
on dirait un chaos
de pierres de lune et d’or

vers Samyé nous allons
comme au centre du monde
dans cet écho profond
qui n’appartient qu’au ciel
et au secret de nous

le corps le cœur l’esprit
se découvrent si vaste
que le chant de nos lèvres
est une âme infinie
qui tremble sur la terre

André Velter – extrait de
"La traversée du Tsangpo"


C’est au contact des papiers orientaux, ductiles, que Francis Herth, développant un geste unique, ouvre un nouveau champ au cœur duquel les signes s’inscrivent dans le bleu-nuit, et dans le noir. Parallèlement, il découvre le marouflage, par lequel la blancheur du papier révèle les lumières dans leur profondeur.

 

Jean Schwarz

Ingénieur au CNRS (département d'ethnomusicologie du Musée de L'Homme) de 1965 à 1999, il a également été membre du Groupe de Recherches Musicales de 1969 à 1999. Il a composé la musique de spectacles pour Carolyn Carlson, Maguy Marin, Larrio Ekson, Serge Campardon. Il a écrit et collaboré à des musiques de films pour Alain Resnais, Michel Deville, Charles Belmont, Jean-Luc Godard, Serge Moati, Michel Léviant, Gérard Blain, Gérard Follin, Mosco, Pétrika Ionesco. Il a composé des musiques de concert pour Michel Portal, Tomas Gubitsch, Mino Cinelu, Jean-François Jenny-Clark, Don Cherry, Jean-Paul Célea, Alexandre Ouzounoff, Beñat Achiary, Elise Caron, John Surman, Charles Austin, Nana Vasconcelos, Joe Gallivan, il a publié vingt CD dont Canto, Dilin dalan, Erda, Goni'ko Zalduna, Makinak, Mosaïque, Quatre Saisons, The Sea-maid's music, Surroundings, Symphonie...


Tenzin Gönpo

C'est dans une école chrétienne de Darjeeling que Tenzin Gönpo, enfant tibétain exilé en Inde, a rencontré la culture occidentale, interprêtant là les rôles de lutins ou de nains des contes venus d'Europe. Mais afin de ne pas oublier les légendes et les mythes de son pays natal, il devient élève puis professeur, pendant plus de vingt ans, au "Tibetan Institute of Performing Arts" de Dharamsala. Il s'y familiarise avec tous les aspects des spectacles traditionnels tibétains, de l'opéra Aché Lhamo aux chants et danses appartenant à l'ensemble des régions du Tibet.
Aujourd'hui, Tenzin Gönpo est en France le directeur artistique de l'Atelier culturel Tibétain-Européen, La Compagnie Tshangs-pa. Maître d'une tradition ancestrale, il est capable d'intégrer d'autres cultures afin de travailler avec des artistes contemporains. C'est ainsi qu'il a participé aux spectacles de la danseuse et chorégraphe Carolyn Carson (Man Over Mountain pour Spiritual Warriors), du cavalier Bartabas (Loungta, les chevaux de vent), du poète André Velter. Pour ce dernier, Tenzin Gönpo a créé des arrangements musicaux à la guitare et adapté en langue tibétaine les chansons de La Traversée du Tsangpo.


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