Omar Khayam
Rubayat


Traduction d'Armand Robin
Préface d'André Velter
Poésie/Gallimard
1994

 

Maintenant que les données historiques, culturelles, linguistiques se sont faites plus précises, l'œuvre d'Omar Khayam ne cesse de gagner en proximité, pour ne pas dire en modernité. Débarassée des inflexions précieuses ou des mièvreries que lui avaient ajoutées ses premiers traducteurs occidentaux, elle apparaît dans toute son ironique âpreté, son abrupte franchise, son impertinence métaphysique. Plus Khayam est appréhendé au sein de son époque troublée, plus sa parole se voit nettement, brutalement restituée, plus il trouve d'échos aujourd'hui. Car s'il vient de loin dans le temps, il n'appartient à aucun passé. Son inflexible parti pris existentiel, celui d'être en toutes circonstances pleinement présent au présent, garantit l'exactitude et l'acuité de sa présence.


"L'homme de Nichapour", Décale-moi l'horaire

J'ignore tout du créateur des mondes
Et ne sais s'il m'assigne enfer ou paradis
Il me suffit de boire, de chanter à la ronde
Et d'aimer, sans me soucier d'un autre monde.

(traduction A.V.)


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