André Velter & Gaspar Claus par Vincent Moon

ICI LE FILM

 




Gallimard 2
014

De Séville aux montagnes et déserts de la Haute-Asie, ce livre-récital est une migration qui va à l’aventure, même en pays connu, avec pour écho et escorte les improvisations du violoncelle de Gaspar Claus. Parcours de mémoire vive, Jusqu’au bout de la route restitue les villes, les bivouacs, les ermitages et les êtres aimés, dans une irréductible lumière de soleil levant.


L’HORIZON
  
à Sophie

Dans l’air du matin à Lo Manthang
La rosée des rêves évanouis
La certitude d’être là
Miraculeusement là
Tandis qu’un envol de poussière déplie l’espace
Et s’en va rejouer pour moi
Le thème d’Au destin la chance
Que je croyais avoir usé jusqu’à la corde
 
C’est donc un chant qui tient encore en haleine
Qui s’articule sans trop fredonner
Sans bousculer le bord des lèvres
Ni étourdir la vue
De quoi remettre en rythme et en marche
La mécanique du corps farouche
Quand le cœur décide de son retour en grâce
À quelques encablures du Tibet
 
Je suis comme revenu de loin
Stupéfait de sentir un soleil frais sur ma nuque
Et dans ma main une autre main
On dirait qu’une saison sans attache
Dénoue l’ordre des calendriers
Qu’elle se présente radieuse et indocile
Avec l’évidence d’une magie simple
D’un lever d’horizon
 
Je n’ai plus à demander de visa
Il me faut toute la place pour partir
Qu’il y ait famine de désert
Ou moisson de fuseaux horaires
Qu’il y ait voyage ou pas
C’est un secret d’inspiration taoïste
Si clair au tréfonds de soi
Quand à jamais est aussi à toujours


 

ICI AILLEURS PARTOUT
LA VIE D’ÉNERGIE FAUVE
DE FÉRIA TÉMÉRAIRE
DANS UN RAID AMORCÉ
SOUS UN CIEL ANDALOU
POUR TROUVER EN DANSANT
LA FORMULE ET LE LIEU
DU DERNIER HORIZON


Lo Manthang, Mustang, Népal.

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