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AU
CABARET DE L'ÉPHÉMÈRE Peut-on
jouer l'espace contre le temps ? S'inventer un univers plus libre pour
contrer des saisons sans cesse plus meurtrières ? C'est le pari
de ce livre pareil à un voyage qui partirait partout et n'en reviendrait
pas. Errance qui décalerait les méridiens, les habitudes,
les pensées, les vies toujours à l'heure, qui changerait
le tournis du monde en danse de derviche, avec frénésie
et ferveur, vertige et jubilation, dans le sillage ou le souvenir de villes
traversées, d'océans et de déserts franchis comme
autant de zones d'insomnie... Au Cabaret de l'éphémère,
on aime le présent, infiniment. On est dans la résonance
active des quatrains d'Omar Khayyam, mais en improvisant une poésie
au long cours qui met en voix ses poèmes et ses chansons parlées,
une poésie qui, en toutes circonstances, ne manque pas de tenir
parole. |
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Il n'est
d'autre éternité
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![]() Darjeeling, Tea Planters Club, janvier 2005 © D.R. TROUBADOUR AU LONG COURS Un charme violent Il n'y a pas de fief Pas de repos Pas de clémence
Car rien n'est plus
sombre Et l'insomnie devient
la boussole C'est alors partir pour
partir Je ne sais si c'était
pour moi |